L'ESIP, Entrainement Sportif Intensif Précoce


Entraînement Sportif Intensif Précoce

 

 

 

 

Il faut éviter de proposer un entraînement intensif d’adulte à un enfant.
Chez l’enfant, l’aspect ludique reste prédominant.

 

3 éléments à rejeter :

-         accepter l’idée du rendement

-         accepter que l’enfant est au service du sport

-         la cupidité des parents, des dirigeants, des entraîneurs.

 

Il faut toujours se mettre en tête l’intérêt de l’enfant. Il faut donc proposer des activités ludiques et diversifiées.

 

Le lycée de Vannes, il y a 25 ans, a essayé de mettre en place des après-midi de pratique sportive pour des enfants qui avaient des capacités de haut niveau, c’est-à-dire que l’institution scolaire s’adaptait au statut sportif.

 

 

 

 

 

I.  Conséquences d’une pratique sportive intensive chez des enfants

 

·        Conséquences cardio-vasculaires

 

è Eviter les efforts de haute intensité prolongés (lactiques) car le système anaérobie lactique n’est pas encore mâture chez les enfants.

 

è Travailler la capacité aérobie.

 

 

 

 

·        Conséquences ostéo-articulaires

 

è Durée des entraînements :

Une étude tchèque, en 1990, indique 10 à 15h d’entraînement par semaine pour des enfants de 8 ans. En 1992, 6h/jour d’entraînement pour des patineurs.

 

En France, sur 19 sports dans 35 sections sport/études :

-         ¼ des enfants effectuent de 8 à 13h d’entraînement par semaine

-         ½ de 13 à 18 heures

-         ¼ plus de 18 heures.

 

 

è La quantité d’exercices exécutés :

Les filles entre 6 et 16 ans effectuent 8000 sauts par an.

Les plongeurs effectuent 4500 à 14000 sauts par an.

Les patineurs et les lanceurs de javelot  (6000 jets par an) ont les mêmes problèmes de surcharge d’entraînement.

 

Il y aurait une relation répétition d’exercices – usure du cartilage de conjugaison (ex : à 15 ans, des nageurs avaient déjà effectué 1,5 millions de rotations d’épaules).

La pratique intense d’un sport crée une pathologie par une utilisation supra-physiologique des articulations. C’est une pathologie de sur-consommation par une physiologie de luxe. Les contraintes biomécaniques dépassent les seuils tolérés par les éléments tissulaires.

 

 

è L’intensité :

Une étude allemande met en évidence les dégâts causés chez les skieurs de descente et a montré que la jambe d’appui subissait dans les virages 2 tonnes de pression.

Une étude est-allemande constate une ostéochondrite du coude chez les lanceurs et les tennismen.

Il a été constaté chez les gymnastes de nombreux problèmes lombaires.

En 2000, sur 50 judokas de haut niveau, d’une moyenne d’âge de 20 ans, avec 9 années de pratique : 74% de dystrophie rachidienne, autrement dit maladie de Schermann.

 

Peut-on être ignorant des dégâts causés par les intensités de charge, lorsque statistiquement on montre qu’il y a usure des surfaces articulaires ?

Le jeu en vaut-il la chandelle ? Peut-être pour ceux qui deviendront professionnels, mais les autres ???

 

 Le développement de l'activité physique chez l'enfant est indispensable, mais un coach sportif ne doit pas avoir des fins de performances chez les plus jeunes.

 

 

II.  Moyens pour éviter l’esip

 

-         Améliorer les conditions d’entraînement et le matériel utilisé.

-         La compétence et la connaissance des entraîneurs.
La relation entretenue avec le médecin du sport.

-         Obliger les athlètes à une surveillance médicale constante.

-         Les soins, la diététique et le sommeil ont un rôle très important dans la récupération et donc la prévention.

 

 

è On ne peut rendre compatible ce qui ne l’est pas, à savoir :

-         les périodes de fragilité au cours de la croissance et l’entraînement intensif.

-         La puberté est considérée comme une période fragile sur le plan physique et sur le plan psychique.