Développer la confiance en soi - Coaching Sportif

 Confiance en soi
 
 
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Introduction 
 
Confiance en soi et sentiment d’auto-efficacité  sont 2 perceptions de soi. Pour certains spécialistes en psychologie du sport, ces 2 concepts sont :
Interchangeables (Weinberg & Gould, 1995).
Différents (Famose & Guérin, 2002).
Le sentiment d’auto-efficacité peut être l’expression particulière de la confiance en soi.
Ex : modèle d’Ecclès, 1989 _ Lien entre ces 2 concepts.
Dans le domaine de l’entrainement, ces 2 concepts sont considérés comme des déterminants psychologiques de la performance.
La confiance devient parfois le de but de l’année (cf. cas du PSG).
Billy Jean King (tennis) : « On gagne plus de match à l’intérieur de soi qu’à l’extérieur ».
Le coaching sportif permet de développer cette confiance en soi
 
 
I. Le concept de soi :
 
A  qu’est ce que le Soi ?
 
C’est un ensemble d’éléments qui permettent à quelqu’un de se définir. Il est composé des attitudes, des croyances et des sentiments que les individus ont d’eux même. L’individu à généralement une vision composite de ce qu’il est. Tous ces éléments composent le Soi et exercent une influence sur le fonctionnement  individuel (apprentissage et motivation) et collectif.
 
 
B  Soi réel et Soi idéal :
 
Le Soi réel fait référence à ce que l’on est (manière dont on pense être et que l’expérience, le contact avec les autres nous donne) et le Soi idéal fait référence a ce qu’on aimerait être. Il existe un écart entre ces 2 formes, c’est la discrépance.
Ce terme exprime l’idée selon laquelle nous tendrions naturellement à réduire cet écart entre « ce qu’on est » et « ce qu’on aimerait être ». Il existe des stratégies pour réduire l’écart (exemple de changement de comportement lié au sport : isolement d’un nouveau joueur non accepté).
 
 
C Caractéristiques du concept de Soi selon Shavelson (1976) :
 
Il en existe 7, plus ou moins liées. Le concept de Soi est :
Organisé et structuré : on peut se décrire (compétence physique, apparence physique, …).
Multidimensionnel : se traduit sur un continuum allant du général au particulier (estime de soi à concept de soi physique).
Stable : sur les dimensions de la personnalité mais pas dans celles dépendantes de la situation.
Développemental : devient progressivement multidimensionnel au fur et à mesure qu’in grandit.
Descriptif et évaluatif : différenciable au plan de la performance.
 
D Mesures :
 
Test d’évaluation du concept de Soi physique : « Physical self-description questionnaire » (PSDQ) qui évalue le concept de Soi physique en 70 items (large éventail d’échelles : aptitudes, apparences, compétences, perception de soi). 
Créer en 1994 par March, il est validé en France par Famose & Guérin en 2002 et est utilisable dès 12 ans.
 
II. La confiance en soi :
 
A  Définition :
 
C’est la conviction ou la croyance de pouvoir réussir ou non un comportement désiré. C’est le sentiment de réussite, d’espoir par opposition au sentiment d’échec ou de crainte vis-à-vis de résultats possibles dans une tache particulière ou un domaine spécifique.
Exemple de confiance en soi : espoir de guérir d’une blessure, atteindre une cible, marquer un but, gagner.
Exemple d’absence de confiance en soi : « je ne guérirai jamais », « on va perdre, c’est sur ! », …
 
La prophétie auto accomplie :
 
 
 
 
La confiance en soi est liée au sentiment de contrôle (or il n’y a aucun contrôle dans ce cas) et fonctionne sur des populations sensibles à la réussite et/ou à l’échec. De plus, elle exerce un rôle stimulant au plan individuel et au plan collectif. C’est également un déterminant de la performance :
Avant, pendant, après l’accomplissement d’une tache.
Entrainement comme compétition.
 
 
 
Il existe un continuum définissant la confiance en soi :
De l’état de confiance à l’état de doute : temporaire en lien avec une situation (optimiste à pessimiste).
Du trait de confiance à l’état de confiance :
Trait : disposition personnelle définissant ceux qui doutent habituellement de ceux qui ont généralement confiance en soi.
Etat : transitoire, actuel, en ce moment présent.
Cf. questionnaire de Vealey (1986).
 
 
B Confiance en soi et performance :
 
Courbe en U inversé illustrant la relation entre la confiance et la performance :
 
 
Relation confiance-performance
 
 
Cas 1 : niveau optimal de confiance :
Capacité  d’atteindre ses buts et fournir les efforts nécessaire pour réussir la tache.
Sentiment de contrôle de la tache.
Emotions positives.
Variabilité interindividuelle : chaque individu à son propre niveau optimal.
 
Cas 2 : niveau insuffisant de confiance :
Face à une tache l’individu se centre sur ses faiblesses : doutes.
Sentiment de ne pas contrôler les évènements, la tache.
Emotions négatives (anxiété).
Au plan de la personnalité ce faible niveau de confiance renvoie a un certains nombres de « complexes » : d’infériorité, d’échecs, d’exclusion, de culpabilité, …
 
Cas 3 : excès de confiance :
Croyance exagérée de ses capacités.
Surestimation de la réalité.
Sentiment d’hyper contrôle : « je sais fait », « je suis le meilleur », …
Conséquences ?
Sous estimation des difficultés.
Mauvaises évaluations des moyens physiques, techniques, psychologiques nécessaire à la réalisation de la tache.
Manque de vigilance et d’attention pendant le déroulement d’actions.
Evite toutes formes de préparation.
Cet excès de confiance agit comme un agent démobilisateur  expliquant l’échec : remord _ culpabilité _ attribution de l’échec à des causes externes (ex : recherche d’un bouc émissaire, …).
 
 
C Comment expliquer les liens entre la confiance en soi et la performance ?
 
Il y a 5 facteurs importants. La confiance en soi :
Intervient sur les émotions générées pendant les séances d’entrainements et de compétitions :
Un sportif confiant est un sportif plus calme, détendu.
Meilleure gestion du stress compétitif.
 
Modifie le degré de concentration :
La confiance en soi est associée à une résistance à la distraction.
 
Interfère avec les stratégies de jeu :
Cas 1 : confiant :
Prend des risques.
Prend le contrôle de la compétition à son avantage.
Provoque des actions.
Joue pour gagner.
Rôle important en sports collectifs : stimulant pour l’équipe.
Cas 2 : Pas ou peu confiant :
Hésitant.
S’inquiète de ses actions en se concentrant toujours sur les aspects négatifs.
Essaye d’avantage d’éviter des erreurs plutôt que de prendre des risques.
Joue pour ne pas perdre.
 
Modifie  les objectifs fixés :
Sportif confiants se fixent des objectifs élevés et s’efforcent de les atteindre, réalisent leur potentiel et atteignent leurs propres limites.
Sportifs non confiant s’estiment incapable de réaliser les taches, on tendances à se fixer des objectifs inférieurs à leurs capacités.
 
Diminue l’effort, la persistance dans la tache par rapport à des difficultés rencontrées.
 
III. Le sentiment d’auto efficacité :
 
A  Conception de Bandura :
 
1  Définition :
 
Le sentiment d’auto efficacité représente :
Les croyances des individus sur leurs capacités à organiser et à exécuter le déroulement d’une action requise pour atteindre des types de performances désirées.
Le degré selon lequel on pense pouvoir effectuer de manière efficace les actions requises pour réaliser une tâche.
Le  mécanisme cognitif liant comportement et motivation.
Ce que recherchent les entraineurs par l’ « efficacité résiliente » décrite sous le terme de « dureté mentale ».
 
Les croyances d’efficacité ne substituent pas aux capacités physiques.
 
 
2  Principes :
 
C’est un facteur de codétermination de la performance sportive. La performance obtenue à une tache  peut être prédite à partir de nos croyances sur nos compétences personnelles, c’est l’attente d’efficacité (« je suis capable de franchir cet obstacle », …).
 
Il est composé de 5 facteurs médiateurs :
Accomplissement de la performance :
Toutes les performances réalisées sont stockées en mémoire.
Favoriser au plan de l’entrainement les expériences de maitrise personnelle.
Entraineur doit aider le sportif à faire l’expérience du succès et doit débriefer les échecs après une compétition.
Expérience vicariante :
Rôle des démonstrations, du modelage (visionner une cassette de sportifs talentueux) pour aider les sportifs.
Importance de voir l’exécution de l’action par l’entraineur, les autres sportifs, …, pour augmenter le sentiment d’être capable de faire la même chose.
Persuasion verbale :
Entraineur a un rôle mobilisateur (« t’es un bon joueur, continu ! », …) ou destructeur (« t’es vraiment qu’un nul ! », …).
A travers ses actions verbales ou non, l’entraineur participe au développement du sentiment d’efficacité de ses sportifs.
Eveil émotionnel :
Etat de vigilance allant du sommeil à l’excitation.
Influence des dispositions à l’apprentissage : importance de l’attention.
Modèle de Bloch (1966), théorie de l’activation.
Eveil physiologique :
Modification physiologique en lien  avec l’état psychologique (stress).
Augmentation des rythmes cardiaque et respiratoire.
Perception de ces modifications comme la crainte de ne pas pouvoir exécuter le geste correctement.
Disposition qui affecte la réalisation de l’habileté motrice.
 
 
 
 
 
3 Performance et sentiment d’auto efficacité :
 
Meilleure gestion du stress :
Contrôle pensées négatives, perturbantes.
Réévaluation positive des stresseurs.
Capacité attentionnelle élevée.
Meilleure tolérance à la douleur faisant suite à une blessure physique :
Respect du programme de réhabilitation après une blessure.
Redoublement d’efforts même après une défaite, une contre performance.
Autant d’importance chez le débutant que chez l’expert :
Débutant : croyances d’efficacité exercent pouvoir motivationnel.
Expert : croyances permettent une résistance à la pression compétitive.
 
 
IV. Techniques ou stratégies pour maintenir un niveau de confiance en soi et/ou un sentiment d’auto efficacité :
 
A  Du côté du sportif :
 
Répétition ou imagerie mentale :
Possibilités de créer des images mentales en l’absence de stimuli externe.
Ex : Imaginez-vous en train de réaliser un lancer franc :
Cette image peut mobiliser un ou plusieurs sens (tactile, auditif, kinesthésique, …).
Elle est créée à partir de nos connaissances stockées en mémoire.
Effet positif sur l’apprentissage d’autant plus qu’on est expert.
Effet positif si combinée à de la pratique physique.
 
Dialogue interne :
Technique de préparation mentale destinée à contrôler les pensées et à influer sur les émotions, sentiments, …
2 types de stratégies :
Dialogue intérieur dit pédagogique :
Discours spécifique à une tache axé sur les aspects techniques et/ou tactiques.
Permet de centrer l’attention sur la tache à réaliser, geste à effectuer, …
 
Dialogue intérieur dit de motivation :
Permet de s’encourager, de redoubler ses efforts (« je peux le faire », « j’y suis arrivé », …).
Technique pouvant être reprise par l’entraineur dans ses feedback.
 
 
B  Du côté de l’entraineur :
 
L’entraineur doit impérativement développer le talent de ses joueurs en :
Les amenant à croire en eux-mêmes.
Leur offrant des possibilités de réussite :
Organisation de ses séances d’entrainement.
Implication.
Débriefing post compétition.
Utilisation d’enregistrement vidéo.
 
Comment ?
Fournir un soutient et un guidage avant et après une compétition et tout au long des entrainements.
Structurer les taches pour faire progresser ses joueurs et augmenter le sentiment d’efficacité.
Créer des systèmes de jeu adaptés aux capacités des joueurs.
Positionner les joueurs en leur faisant exécuter des matchs qu’ils ont de grandes chances de gagner.
Renforcer par feedback adaptés, centrés sur les efforts.
Rester calme, déterminé, orienté sur la tache même dans les difficultés.
Recourir à des stratégies de préparation mentale dans ses séances d’entrainement :
Relaxation, imagerie mentale, …